L'Italie ravive la flamme olympique et prie pour ne pas rallumer ses vieux démons. Le sport féminin, lui, n'attend plus la permission : les fonds d'investissement ont remplacé les discours militants. Deux histoires, une même question : dans le sport-business, qui construit pour durer et qui bâtit pour briller ?
Cette semaine, le sport rappelle sa loi. D'un côté, Coville boucle un tour du monde à la voile en 40 jours, et transforme un logo en épopée planétaire. De l'autre, Ineos crame des milliards sans trophée, et découvre que l'aléa bat toujours l'excel. L'équation est simple : l'exploit crée la valeur, l'argent n'achète pas la victoire.
Comment les sports d'endurance sont en train de se réinventer en transformant des disciplines ultra-individuelles en aventures collectives accessibles. Et pourquoi ça marche.
Cette semaine, le foot prend l'accent US. A Birmingham, Tom Brady fait construire un stade à plusieurs milliards inspiré NFL : loges, concerts, évènements toute l'année. Toujours côté US, un mondial XXL croise trumpisme, murmures de boycott et sponsors nerveux. Même question des 2 côtés : jusqu'où le show peut-il avaler le jeu ?
Cette semaine, deux stratégies de l'exécution. Lorenzetti revend l'Arena 500M€ après dix ans à transformer un stade de rugby en salle de concerts rentable. De l'autre côté, Adidas grappille des parts de marché à Nike en travaillant l'exécution, pas le storytelling. Même principe : le marché récompense la constance, pas le bruit.
Cette semaine, deux faces de la performance sous pression. Le Maroc investit 15Mds pour organiser CAN et Mondial, quitte à creuser l'écart entre infrastructures sportives et services publics. Aux États-Unis, les CEO dépensent sans compter en coaching pour tenir la cadence d'un job devenu épreuve d'endurance.
Cette semaine, deux stratégies du temps long. Le Dakar transforme son mythe en franchise globale, Rolex prouve qu’une présence patiente vaut mieux qu’un coup d’éclat. Même sport business, deux logiques : l’une optimise le récit, l’autre verrouille la valeur.
Cette semaine, deux rapports à l’héritage. Nike a oublié pourquoi elle courait plus vite que les autres, le Boxing Day rappelle qu’une tradition bien tenue vaut tous les plans marketing. Même sport, deux mémoires : l’une s’efface, l’autre se transmet.
Cette semaine, deux modèles opposés. L'Union Berlin refuse les investisseurs et appartient à 44 000 membres. Red Bull abandonne le base jump pour racheter Leeds et Paris FC (11 Md€ de CA, 900 athlètes sous contrat). Même sport, deux philosophies : l'un chante des cantiques, l'autre vend des canettes.
Zak Brown transforme McLaren en machine à cash (un salaire hors-norme, profits record, et Mastercard sur le capot). Pendant ce temps, le foot découvre sa faille : un calendrier XXL, un Mondial des clubs bancal et des joueurs sans vrai pouvoir. Deux faces du sport moderne : qui tient la caisse, qui tient la parole.
Cette semaine, deux bascules stratégiques. NBA et NFL veulent s’installer en Europe avec ligue et division dédiées. En parallèle, la Formule E sort du “side project” et vise des vitesses supérieures à 320 km/h dès 2026 pour chasser sur les terres de la F1. Même logique : capter de nouveaux marchés avant que l’attention ne se fige.
Cette semaine, le sport se consomme sans se regarder. L’E1 Series aligne des speedboats électriques, des célébrités et YouTube. Le tout sans billetterie. En face, 40 % des acheteurs de maillots NBA n’ont jamais vu un match entier. Même équation : l’image rapporte plus que le jeu.
Le sport se vend par morceaux. D'un côté, la FIFA étire le Mondial à 48 équipes, pour doubler ses revenus. De l'autre, Mark Walter rachète les Lakers pour 10 Md$, un record pour une franchise NBA. Dans les deux cas, même formule : priorité aux cash-flows, en espérant que les résultats suivent.
Cette semaine, deux modèles opposés. D'un côté, Puma licencie 900 têtes, coincé entre Nike et On. De l'autre, Basic-Fit grandit à toute vitesse avec c. 1% de marge, dopé à la dette et aux abonnés fantômes. Et vient de racheter un concurrent allemand. Moralité : une marge ridicule avec un plan bat une taille moyenne sans direction.